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Pensées à méditer

Quelques pensées à méditer...

La sagesse n’est pas l’affaire exclusive des religieux, des croyants, des saints; elle est l’affaire de tous. Elle est d’ailleurs d’autant plus méritoire quand elle est mise en œuvre dans le cours régulier de l’existence. La vraie sagesse ne consiste pas à être humble, tolérant ou non-attaché, en étant coupé du commerce des hommes et des réalités sociales et matérielles, mais de l’être dans le quotidien de sa vie familiale et professionnelle. Ainsi, s’engager dans la voie de la sagesse, c’est considérer que chaque situation offre l’occasion de travailler sur soi, de s’auto-observer et de s’auto-corriger.

Corinne Morel, « Le Jardin des Sagesses »

1 – Ne souhaitez pas une santé parfaite. Une parfaite santé s’accompagne d’avidité et de désirs. C’est pourquoi un Ancien disait: «Transformez en une bonne médecine les douleurs de la maladie.»
2 – N’espérez pas une vie sans problèmes. Une vie facile donne naissance à un esprit paresseux et catégorique. C’est pourquoi un Ancien disait : «Acceptez les angoisses et les difficultés de la vie.»
3 – Ne comptez pas sur votre pratique pour vous débarrasser à jamais des épreuves. Sans épreuves, l’esprit qui cherche l’illumination peut perdre la raison. C’est pourquoi un Ancien disait: «Atteindre la délivrance au milieu des turbulences.»

Kyong Ho

Chaque être humain vit dans une prison. La prison, c’est lui-même ; et il est son propre gardien.
Puisque le gardien est le prisonnier et la prison, il n’est pas surprenant qu’il y ait si peu d’évasions, et que les délivrances soient si rares.

Idries Shah, Apprendre à Connaître

Si en renonçant à un bonheur passager, tu peux obtenir un bonheur réel, sois sage, abandonne ce bonheur passager et dirige ton esprit vers le vrai bonheur.

Dhammapada, 290

Lorsque vous travaillez, vous êtes une flûte dont le corps transforme le murmure des heures en musique.
Qui d’entre vous voudrait être un bout de roseau silencieux alors que tout le reste chante à l’unisson ?
On vous a toujours répété que le travail est maudit et le labeur une malchance.Mais je vous dis que lorsque vous travaillez vous accomplissez partie du rêve le plus lointain de la terre, qui vous fut attribué quand naquit ce rêve.

Khalil Gibran, Le Prophète

Si vous ne vous passionnez pas, je ne vous enseigne pas ; si vous n’exprimez pas clairement votre pensée, je ne vous aide pas. Si je soulève un angle et que vous ne renvoyez pas les trois autres, je ne recommence pas.

Confucius.

L’apitoiement, sur soi ou sur la vie, éteint l’âme. Ce n’est pas la tristesse qui est une mauvaise chose – elle est parfois difficilement évitable –, c’est le fait de la cultiver, de s’y installer, de s’y complaire. La tristesse, comme la joie, correspond à un état d’esprit. Ce n’est donc pas à l’extérieur de soi qu’il faut chercher le remède au chagrin, mais à l’intérieur.

Corinne Morel, « Le Jardin des sagesses »

Pensées à méditer

Ce que vous devez faire, c’est aimer votre prochain comme vous-mêmes. Il n’y a personne qui ne connaisse vos nombreuses fautes mieux que vous-mêmes ! Mais vous vous aimez vous-mêmes malgré cela. Et ainsi vous devez aimer votre prochain, quelles que soient les fautes que vous trouvez en lui.

Sagesse hassidique

Le plus haut degré de tranquillité intérieure provient du développement de l’amour et de la compassion. Plus nous nous préoccupons du bonheur des autres, plus notre propre sens du bien-être grandit et s’affirme. Cultiver un sentiment chaleureux envers les autres ouvre l’esprit et fait tomber les barrières. C’est la source ultime du succès dans la vie.

Le Dalaï-Lama

L’amour est la source de toute existence. C’est l’amour qui donne naissance au monde. Mais l’amour, qu’il soit tourné vers l’homme, vers l’univers ou vers Dieu, doit être un don, total et désintéressé. Il faut prendre garde à l’amour égoïste, illusoire et trompeur, qui consiste à n’aimer que soi à travers l’autre.

Corinne Morel, « Le Jardin des Sagesses »

L’ennemi est valorisé dans les préceptes de sagesse, car il offre à l’homme l’occasion de faire un travail sur soi, de s’élever, de dépasser les considérations futiles et égoïstes. L’ennemi est donc un excellent maître. Il n’a en réalité que le pouvoir qu’on lui donne. Ne pas le considérer comme un ennemi, c’est le rendre inoffensif. Pour cette raison, le sage, qui ne génère pas d’énergie négative, n’a pas d’ennemis. Il peut avoir autour de lui des personnes qui lui sont hostiles, mais lui-même, parce qu’il est affranchi des sentiments d’inimitié, ne les considère pas comme des ennemis et ne leur donne aucun pouvoir.

Corinne Morel, « Le Jardin des Sagesses »

Tout le monde est prophète, mon cher André Billy,
Mais, il y a si longtemps qu'on fait croire aux gens
Qu'ils n'ont aucun avenir et qu'ils sont ignorants
Et idiots de naissance.
Qu'on en a pris son parti et que nul n'a même idée
De se demander, s'il connaît l'avenir ou non.
Il n'y a pas d'esprit religieux dans tout cela
Ni dans les superstitions, ni dans les prophéties
Ni dans tout ce que l'on nomme occultisme
Il y a avant tout une façon d'observer la nature
Et d'interpréter la nature
Qui est très légitime.

Le Dalaï-Lama

Dans les mythes et légendes, le «voyant» est l’équivalent du sage. Parce qu’il est sorti de l’aveuglement, il voit ce que les autres hommes ignorent. Son regard porte au-delà des apparences et lui permet ainsi de saisir la vérité, qui demeure cachée à ceux qui évoluent dans l’attachement aux formes. L’avenir sommeille dans le présent. Il existe donc bien avant d’être révélé. Les «voyants» n’ont pas besoin d’attendre sa révélation pour le voir, alors que les «non-voyants» ne le réalisent qu’une fois qu’il est manifesté.

Corinne Morel, «Le Jardin des Sagesses»

On façonne l’argile pour en faire des vases,
mais c’est du vide interne
que dépend leur usage.
Trente rayons convergent au moyeu
mais c’est le vide médian
qui fait marcher le char.
Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat.

Lao-Tseu, Tao-tö king, XI

Le vide, décrit dans la tradition spirituelle orientale, n’est pas creux, mais profond. L’homme égaré passe son temps à remplir sa vie d’objets, de relations, d’occupations, de loisirs et, loin de combler le vide de son existence – le vide intérieur –, il l’augmente. Ainsi, plus il emplit sa vie de superflu, plus il la vide de l’essentiel.

Corinne Morel, « Le Jardin des Sagesses »

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